Une IA privée n’a pas de prix catalogue. Son coût dépend de ce que vous voulez lui faire faire, des documents qu’elle doit lire et de l’endroit où elle tourne. Cet article explique comment se construit le budget, pour que vous puissiez estimer le vôtre avant le premier rendez-vous.
Une IA privée est une IA générative déployée dans un environnement réservé à votre organisation. Contrairement à ChatGPT, Claude ou Gemini, elle n’est partagée avec aucun autre client. Son coût se divise en deux parties : un projet de mise en place, payé une fois, puis une exploitation mensuelle.
Combien coûte une IA privée chez bontrain ?
Chez bontrain, un projet d’IA privée démarre à 10 000 € HT, puis l’exploitation commence à 250 € HT par mois. Il n’y a pas d’abonnement par utilisateur. Ces montants correspondent à un premier niveau de projet. Le prix final dépend des facteurs détaillés plus bas.
Le projet couvre l’analyse de vos usages, le choix des modèles, la préparation des documents, l’interface et la mise en service. L’exploitation couvre l’hébergement, le fonctionnement des modèles et le suivi.
Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une IA privée ?
Quatre facteurs pèsent sur le budget : le nombre d’agents, la complexité des traitements, les documents et l’hébergement. Ce sont eux qu’il faut décrire pour obtenir une estimation fiable.
- Le nombre d’agents : un chat sur mesure pour rédiger et résumer est le projet le plus simple. Un système de plusieurs agents IA qui lisent, extraient et vérifient des dossiers de plusieurs gigaoctets demande beaucoup plus de travail
- La complexité des traitements : une recherche dans vos procédures n’a rien à voir avec une analyse qui croise plusieurs sources. Chaque connexion à vos outils (annuaire, logiciel métier, GED) ajoute aussi du travail
- Les documents : leur volume et leur nature comptent. Des documents numérisés passent d’abord par un modèle d’OCR. Des documents mal rangés demandent une préparation, souvent l’étape la plus longue d’un projet RAG
- L’hébergement : standard, certifié HDS, qualifié SecNumCloud ou sur vos serveurs, avec des GPU partagés ou dédiés
💡 Le point souvent oublié : il n’y a pas de licence par poste. Le coût suit les traitements et la puissance de calcul, pas le nombre de comptes ouverts. Ajouter un collaborateur ne fait pas grimper la facture à lui seul.
Forfait ou facturation à l’usage : comment est facturée l’exploitation ?
L’exploitation est facturée au forfait mensuel ou à l’usage, selon l’architecture choisie. Le choix se fait avec vous pendant le projet, en fonction de vos volumes et de la sensibilité de vos données.
- Au forfait : les modèles tournent sur une infrastructure réservée à votre projet. Le coût est fixe chaque mois, quel que soit le nombre de questions posées
- À l’usage : les modèles sont appelés par API chez un hébergeur français. OVHcloud facture par exemple son service AI Endpoints au token, c’est-à-dire selon la quantité de texte traitée. Le coût suit alors votre activité réelle
La facturation à l’usage convient bien aux démarrages et aux usages irréguliers. Le forfait devient plus intéressant quand l’IA est sollicitée toute la journée ou quand les données exigent un environnement isolé.
GPU partagés ou dédiés : faut-il payer plus cher ?
Pas toujours. Des GPU partagés suffisent pour la plupart des usages courants. Des GPU dédiés coûtent plus cher, mais ils se justifient dans deux cas : des données très sensibles, ou des volumes qui saturent une infrastructure partagée.
La CNIL donne un repère utile. Dans ses questions-réponses sur l’IA générative de juillet 2024, elle estime qu’il « semble généralement plus opportun et plus sécurisé » de privilégier un déploiement sur site pour des données personnelles ou des documents sensibles, notamment avec un RAG. Elle reconnaît aussi qu’une infrastructure distante est souvent plus simple, à condition de l’encadrer par un contrat de sous-traitance.
Une installation dans vos locaux reste possible. Dans ce cas, bontrain ne vend pas le matériel : il est fourni par des partenaires et son coût s’ajoute au projet.
Une IA privée coûte-t-elle plus cher qu’une IA publique ?
À court terme, souvent oui : une IA publique démarre avec une simple carte bancaire. Mais la comparaison porte rarement sur la même chose. Les offres professionnelles des IA publiques sont généralement facturées par utilisateur et par mois. Leur coût augmente donc avec chaque collaborateur ajouté.
Une IA privée inverse cette logique. Le coût dépend des traitements et non du nombre de personnes. Elle répond aussi sur vos propres documents et reste dans un environnement que vous contrôlez. Le vrai coût à comparer inclut aussi le risque. Selon le rapport 2025 d’IBM, les organisations où le shadow AI est très présent ont payé en moyenne 670 000 $ de plus par violation de données.
Comment estimer le budget de votre projet ?
Commencez par lister vos usages, pas les technologies. La CNIL recommande d’ailleurs, dans ses précisions sur le déploiement d’une IA générative, de « partir d’un besoin concret » plutôt que de déployer un outil sans objectif précis.
- Lister les tâches que vous voulez confier à l’IA : rédaction, recherche dans vos documents, analyse de dossiers, extraction de données
- Décrire les documents concernés : nombre, formats, documents numérisés ou non
- Classer la sensibilité des données : elle détermine l’hébergement et le type de GPU
- Identifier les outils à connecter : annuaire pour l’authentification unique (SSO), logiciel métier, GED
Chez bontrain, ces quatre éléments suffisent pour une première estimation. Nous livrons ensuite par étapes, en commençant par l’usage qui fait gagner le plus de temps.